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Toute douleur est supportable

January 12, 2017

 

I. LA DOULEUR

 

Enfant, j’étais fasciné par mon petit cousin. Il était petit, fluet, insupportablement agile, et surtout dénué de toute forme de peur pour lui même. 

Bien que de trois ans mon cadet, il fut le premier à sauter de la cabane perchée à deux mètres dans le jardin de nos grands parents. Plus tard, c’est lui encore qui osa le premier traverser un champ où se tenait l'imposant taureau qui nous empêchait d’aller chaparder les cerises de monsieur Jacques.

Comme si la douleur d’une chute, les conséquences d’une raclée lui apparaissaient comme secondaires dans le spectre de ses décisions. 

Des décisions qui lui valurent bon nombre de fractures et de points de sutures (arcade, pommette, clavicule, tibia, et j’en passe). 

Blessures plus souvent infligées par lui même que par d’autres ! Bien que mon cousin (qui avait le diable au corps comme on disait en ces temps là) n'était pas en reste question tatanes et bastons. Aujourd’hui mon petit cousin est un peu plus âgé (il a la trentaine) et un peu plus sage, mais je reste toujours autant fasciné par l’intrépidité de son enfance.

 

Je rencontrai pour la première fois la douleur, à peu près à cette période de mon existence. Peut être un peu plus tard... j'ai oublié le quand, mais je n'ai pas oublié la douleur de cette première fois. La douleur... Je veux parler de la vraie douleur, celle qui prend aux tripes, et qui blesse l’égo aussi. 

Celle qui raisonne à l'intérieure du corps et du coeur tellement elle est puissante. Ce fut lors d’une fête foraine où je reçus (entre autre) mon premier coup de poing au visage. Cadeau du jeune fils d’un des forains qui me fit exploser la lèvre supérieure. 

 

Je crois que c’était la première fois de ma vie que j’avais réellement mal. Ce n’était pas du tout ce que j’aurais cru. Cela ne me détruisait pas en tant que personne… Il me semble que… cette expérience m’a donné une base de comparaison : j’ai découvert que l’on pouvait continuer à exister à l’intérieur de la douleur, en dépit de la douleur.

 

Le philosophe Epicure disait déjà il y plus de 3000 ans dans son Tetrapharmakon:

 

 

"Toute douleur est supportable, et j'en veux pour preuve que quand elle devient insupportable, la conscience s'éteint, soit par l'évanouissement, soit par la mort, purement et simplement. Ne craignez pas la douleur, elle est la preuve que vous ressentez encore, donc que vous êtes encore en vie."

 

 

II. LA DÉCISION

 

La peur est comme le feu : si vous savez correctement la gérer, elle vous gardera en vie, vous réchauffera, vous dira que vous êtes encore vivant. Si vous la laissez trop grandir, la peur vous embrasera comme une forêt sous canicule. Le plus important quand il est trop tard, quand les dés sont jetés, quand il faut aller au casse-pipe, (utilisez les métaphores et les périphrases que vous voulez, le résultat sera le même, à un moment cela veut dire : SE BATTRE), le plus important, ce n’est pas la technique, ce n’est pas la philosophie, ce n’est pas l’éducation ou l’humanité. Le plus important c’est la décision. 

Chez certains (peut être comme mon petit cousin) il en faudra peu pour se décider. Pour d'autres la question ne se posera peut être pas car il s'agira de défendre sa progéniture. Pour d'autres encore il sera trop tard, ils seront (et retenez bien ce mot car à ce moment précis il prend tout son sens) À LA MERCI de celui qui sait infliger la douleur. 

 

À la merci : être dépendant des ordres d'une autre personne, qui étant sans pitié peut faire subir des maltraitances."

 

Beaucoup de mes élèves me posent cette question: 

 

"Saurais-je faire preuve de violence envers quelqu'un d'autre? Est-ce que j'ai ça en moi?"

 

C'est une belle question mais ce n'est pas la bonne question. 

C'est une question pleine d'humanité qu'il faut pouvoir se poser tranquillement dans un cadre confortable en présence des gens qu'on aime. 

Mais dans le feu de l'action (comme on dit) dans le feu dévorant de la peur ou de la douleur, la question à se poser c'est: 

 

"Vais-je décider d'être aux commandes de mon destin pour que cesse la douleur, ou vais-je continuer à subir? "

 

 

III. L'ACTION

 

La question maintenant que je pose c'est : 

 

"Bon d'accord j'ai décidé de ne plus subir, de ne plus être victime. J'ai décidé d'accepter ma peur (car il est humain d'avoir peur), mais de refuser d'être à la merci de qui que ce soit. Maintenant que j'ai décidé, que faire? "

 

C'est là que la Fédération IKM KravMaga entre en jeu.

 

Le  Krav Maga c'est un ensemble de technique qui crée un conditionnement physique et mental qui vous permettra de réduire au maximum le temps de réaction entre la décision  et l'action.

Comment ?

En étant confronté à des cas et des situations très concrètes.

En travaillant des techniques pour améliorer la perception de ce qui vous entoure, vos réflexes, votre stratégie, votre force et votre condition physique.

 

Dans un sport de combat classique, on va aussi, grâce à des techniques, améliorer sa condition physique ainsi que son temps de réaction, mais je vous conseille le Krav Maga car c'est selon moi le système le plus efficace pour se sortir d'une situation de la vie quotidienne où l'on risque d'être à la merci de ceux qui abusent de leur violence. Je connais peu d'arts martiaux qui allient aussi régulièrement les situations  de défenses contre un ou plusieurs opposants qu'ils soient armés où non. 

 

Encore une fois je tiens à réitérer mon admiration pour les artistes martiaux. Quand deux hommes ou deux femmes montent sur le ring, sur le tatami, dans la cage (quelque soit l'arène à dire vrai) et se font face, avec humilité, décision, sens de l'honneur et du fair play cela force le respect.

Mais notre affaire ici avec le KRAV MAGA c'est la légitime défense face à quelqu'un qui n'a aucun respect de la vie humaine ni aucun sens de l'honneur. 

 

Les instructeurs qui représentent la Fédération IKM sont parmi les meilleurs au monde pour vous enseigner ce système de défense. Grâce à une formation continue, une exigence technique draconienne du staff mondial, et des stages plusieurs fois par an avec Gabi Noah en Belgique et à Netanya berceau du Krav Maga.

 

 

 

Pour résumer et pour conclure:

 

 

NE CRAIGNEZ PAS LA DOULEUR.

PASSEZ AUX COMMANDES DE VOTRE DESTIN.

AGISSEZ VITE ET BIEN.

 

 

Pour cela une seule condition:

 

S'ENTRAINER.

 

Buondelmonte Pierange instructeur Krav Maga

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